Insights

Étude Vacances d'été 2026

Veepee|ad | juin 19, 2026

Les valises qui s'entassent dans l'entrée dès le mois de juin, les onglets de comparateurs laissés ouverts pendant des semaines, le coffre de la voiture qu'on remplit la veille au soir pour partir avant les bouchons : le rapport des Français à l'été est un mélange de rituel immuable et d'organisation qui se transforme.

Pour cartographier ces comportements, Veepee|ad a interrogé les membres Veepee via Le Club, sa solution Social Retail, à l'approche de l'été 2026. Les données récoltées permettent de comprendre quand les Français cherchent, combien ils dépensent, et où ils réservent.

Méthodologie

Ce sondage exclusif a été conduit via Le Club Veepee, la solution Social Retail de Veepee, forte de plus de 820 000 membres activés en France. Les répondants sont des membres 100% logués, authentifiés et porteurs d'historiques transactionnels réels, constituant ainsi une first-party data de premier choix.

 

Un été déjà bouclé pour près de sept membres sur dix

La première donnée pose le décor : 42% des répondants ont déjà réservé leur voyage d'été, et 26% supplémentaires comptent partir sans avoir encore finalisé. En cumulé, près de sept répondants sur dix sont déjà engagés dans une intention de départ ferme. Seuls 18% hésitent encore et 13% ne prévoient pas de partir.

Le mois d'août domine les départs (40%), devant juillet (30%), tandis que septembre attire désormais 14% des voyageurs, signe d'un étalement réel vers l'arrière-saison.

Côté durée, le séjour d'une à deux semaines s'impose (44%), suivi de la semaine pleine (27%). Plus d'un répondant sur cinq part au-delà de deux semaines, une proportion qui rappelle que le long séjour estival reste un comportement ancré, loin de l'idée d'un tourisme qui se fragmenterait en micro-escapades à l'image du mois de mai.

La planification commence en plein hiver

C'est sans doute la trouvaille la plus opérationnelle de cette étude. 35% des répondants commencent à chercher de l'inspiration dès janvier ou février, et 24% supplémentaires entre mars et avril. Le réflexe de planification n'est pas tant un réflexe de printemps qu'un réflexe d'hiver. 

Le croisement entre le moment de recherche et le statut de réservation est lui, explicite. Parmi ceux qui s'inspirent dès janvier ou février, 79% ont déjà réservé leur voyage. La proportion tombe à 50% pour ceux qui cherchent entre mars et avril, puis à 22% pour ceux qui attendent mai ou juin. Autrement dit, chercher tôt est le premier pas d'un parcours d'achat qui se clôture rapidement ensuite. 

À l'autre bout du spectre, 17% des répondants déclarent ne pas vraiment chercher et décider de manière spontanée. Ce segment des décideurs de dernière minute existe, mais il reste minoritaire face à une majorité de planificateurs anticipés.

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Insight clé

L'intention de départ est massive et précoce. Une marque qui attend le printemps pour activer ses audiences voyage parle à un public déjà décidé, parfois déjà réservé. La bataille de la considération se joue donc encore plus tôt, en hiver.

 

La France et la voiture, le tandem qui structure l'été

Plus d'un répondant sur deux passera ses vacances en France (54%), devant l'Europe hors France (26%) et les destinations lointaines (12%). Le voyage de proximité reste le socle de l'été français.

La voiture confirme sa place de premier moyen de transport (55%), loin devant l'avion (30%) et le train (7%). Cette domination de l'automobile s'explique par le poids de la destination domestique et par la composition des voyageurs : 49% partent en famille avec enfants et 35% en couple.

Le croisement entre destination et budget révèle des logiques d'arbitrage nettes. Pour un séjour en France, le budget se concentre entre 500 et 1 000 € (39%). Pour l'Europe, la barre monte d'un cran avec une part plus forte de budgets entre 1 000 et 1 500 €. Pour les destinations hors Europe, près de 39% des répondants dépassent les 2 000 €, contre seulement 9% sur un séjour en France. La distance ne change pas seulement la destination, elle a aussi un impact sur tout le curseur budgétaire.

Le bord de mer écrase les autres envies de séjour, cité par 64% des répondants, devant la campagne et la nature (23%) et la montagne (17%). L'attrait du littoral traverse tous les profils de voyageurs, des familles aux couples, sans distinction marquée.

 

Le prix domine, mais la localisation le talonne

Interrogés sur leurs critères de choix d'un hébergement, les répondants placent le rapport qualité-prix en tête (77%), suivi de très près par la localisation et la destination (74%). Ces deux critères forment un duo de tête, devant les avis clients (38%) et la réputation de l'hébergement (30%).

La possibilité d'annuler facilement (22%) et les options tout compris (18%) restent des critères secondaires mais importants à prendre en compte. L'impact écologique du voyage ferme la marche à 7%, loin derrière les considérations économiques et pratiques au moment de l'arbitrage final.

Côté réservation, les plateformes en ligne de type Booking ou Airbnb dominent (57%), devant les sites officiels des hébergeurs et transporteurs (42%). Les ventes privées en ligne arrivent en troisième position avec 23% des répondants, devançant les agences de voyage en ligne et physiques. Près d'un voyageur sur quatre les utilise donc déjà.

Les ventes privées de voyage : un fort potentiel

C'est le territoire où l'écart entre intérêt et passage à l'acte est le plus parlant. 42% des répondants n'ont jamais réservé de séjour via une vente privée mais se déclarent intéressés, tandis que 25% l'ont déjà fait plusieurs fois et 17% une fois. Seuls 16% rejettent franchement le canal.

Le croisement entre expérience passée et comportement réel éclaire la mécanique d'adoption. Parmi ceux qui ont déjà réservé plusieurs fois en vente privée, 54% s'en servent aussi comme source d'inspiration et 55% en font un canal de réservation régulier. L'expérience nourrit l'habitude : une fois le premier séjour réservé, la vente privée devient un point d'entrée durable dans le parcours voyage. À l'inverse, parmi les intéressés qui n'ont jamais franchi le pas, à peine 10% réservent effectivement par ce canal. Tout l'enjeu se loge dans cette première conversion.

Ce qui attire vers la vente privée tient d'abord au prix. 71% des répondants en attendent de meilleurs tarifs, loin devant les offres all-inclusive ou familiales (38%) et les garanties d'annulation (38%). Les hébergements insolites ferment la marche à 18%, ce qui confirme que la vente privée de voyage reste perçue avant tout comme un levier de pouvoir d'achat.

Concernant les freins, le prix arrive en tête des réserves (44%), talonné de près par la confiance dans le prestataire (42%). La difficulté d'annuler (31%), l'absence d'avis clients fiables (30%) et le manque d'informations sur l'hébergement (29%) complètent le tableau. Ces freins relèvent tous de la réassurance.

Pour les répondants qui ont déjà sauté le pas, le budget consacré au séjour réservé en vente privée se concentre entre 500 et 1 000 € (39%), avec 28% entre 1 000 et 2 000 €. Le canal capte donc des paniers moyens élevés et non pas seulement des micro-réservations opportunistes.

Les réponses libres sur les canaux de réservation font ressortir un acteur que les choix fermés ne capturaient pas, le comité d'entreprise. Près d'un tiers des répondants qui ont précisé un autre canal citent leur CE ou CSE comme point de réservation principal, devant l'hébergement chez des proches et la location entre particuliers.

"Par mon CE."

"Via le comité d'entreprise."

"Site de mon comité d'entreprise."

"Amicale employeur."

Quel impact pour votre stratégie média ?

Le triptyque France, voiture et bord de mer concentre l'essentiel des intentions. Pour les acteurs du tourisme domestique, de la location et de la mobilité routière, l'audience est large mais l'arbitrage budgétaire est serré. Le message gagnant n'est pas celui qui vend du rêve lointain, c'est celui qui rassure sur le rapport qualité-prix d'un séjour proche.

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Ce qu'il faut retenir

  • L'été se réserve en hiver : 42% ont déjà réservé, et 79% de ceux qui cherchent dès janvier-février sont déjà engagés. La considération se joue avant le printemps.

  • France, voiture, bord de mer : plus d'un voyageur sur deux part en France (54%), en voiture (55%), avec le littoral comme destination de loin la plus citée (64%).

  • Prix et localisation au sommet : le rapport qualité-prix (77%) et la localisation (74%) forment un duo quasi indissociable dans le choix d'un hébergement.

  • La vente privée entre dans le réflexe : 23% réservent déjà par ce canal, et l'expérience crée l'habitude, avec 55% des habitués qui en font un point d'entrée régulier.

  • Le frein n'est pas le prix, c'est la confiance : parmi les intéressés non convertis, la réassurance, avis, transparence et conditions d'annulation, reste le vrai levier de passage à l'acte.

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